Elles touchent directement le quotidien des plus démunis et des plus fragiles qui seront privés d’une aide alimentaire qui leur permet de vivre. Les élu-e-s du groupe CPC sont consternés par cette décision incompréhensible et apportent leur soutien aux bénévoles des associations (Banque alimentaire, Croix rouge française, Restos du coeur, Secours populaire français…) qui participent, aux cotés du service public, à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et qui accompagnent plus de 2 millions de personnes qui ont recours en France à l’aide alimentaire. Comme pour les soins, le budget alimentaire apparaît de plus en plus comme une variable d’ajustement pour les foyers modestes. Cette décision est bien à l’opposé de l’idée d’une Europe sociale. La paupérisation de la société française gagne du terrain. La précarité explose. Partout des voix s’élèvent, des mouvements s’indignent, pour dénoncer des choix qui entrainent une dégradation alarmante des conditions de vie. Au nom de la réduction générale des politiques publiques, le gouvernement de ce pays fait subir à chaque stanois-e le démantèlement des services publics. Nous le condamnons chaque jour. Et ce n’est pas des annonces électoralistes - tel le moratoire sur les fermetures de classe en…2012 - qui calmeront nos mobilisations aux cotés des syndicats et associations de parents d’élèves. Un autre projet est possible et à un an des élections présidentielles et législatives, les candidats rassemblés autour du Front de gauche ouvrent une campagne populaire, de lutte et de rassemblement pour battre la droite et faire gagner la gauche sur des réelles politiques de transformation sociale visant un changement profond de société.

Jean Paul Le Glou