En 2010, le gouvernement n’aura pas fait moins que supprimer la taxe professionnelle, réformer les collectivités pour remettre en cause la décentralisation et la libre administration, et décider le gel des dotations pendant 3 ans. Ne se contentant pas de faire payer la crise aux populations les plus modestes, le gouvernement veut asphyxier les collectivités pour les contraindre à réduire leurs dépenses, leurs investissements et à augmenter la fiscalité. C’est le service public qui est dans la ligne de mire ; le casser pour orienter vers le privé tout ce qui est rentable. Sous prétexte de réduire le déficit colossal de l’Etat, le gouvernement met les collectivités au régime sec et c’est particulièrement dramatique pour une Ville comme Stains qui doit répondre aux besoins d’une population de plus en plus précarisée. Réduire les moyens des collectivités qui réalisent 75 % des équipements civils dans le pays ne ferait qu’aggraver considérablement le chômage et donc les déficits publics. Il faut au contraire accorder aux collectivités, et notamment à celles comme Stains qui en ont le plus besoin, des moyens supplémentaires pour se développer, pour faire reculer l’exclusion sociale, pour leur permettre d’accompagner leurs habitants dans la réussite sociale. Ces moyens peuvent être trouvés en taxant les profits financiers. Le chiffre record de 236 milliards a été atteint l’an dernier pour les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises, plus que ce qu’elles consacrent à l’investissement. Le Medef ne cesse de se lamenter du coût du travail. C’est le coût du capital qu’il faut mettre en cause. C’est ce que les élus communistes ont exigé devant le siège du 1er ministre le 25 janvier. Le 3 février, pour le débat d’orientation budgétaire au Conseil Municipal, ils défendront le maintien et le développement du service public, la poursuite de l’effort d’investissement pour le développement de la commune et l’exigence d’une réforme juste et démocratique de la fiscalité locale.